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Odyssées intergalactiques


Le Paradis des Déiphages

 
 
 

 

Procession

La musique se tut . Je me dressai, les sens en alerte et le souffle court. Une colonne d'ombres encapuchonnées avançait vers nous en silence, précédée d'un dignitaire richement paré et portant une croix . Je compris que nous étions ressuscitées chez les mangeurs de dieu. On les nommait ainsi parce que leurs occupants ne se contentaient pas de capter les paroles de leur Très Haut avec une ouie aiguisée ou de flairer le passage de leur créateur dans le thym et le serpolet, ils le saisissaient carrément avec les dents, tout comme Sémimi attrape une souris et, ni une, ni deux l'avalaient et le déglutissaient. C'est pourquoi ils se nommèrent eux-mêmes les déiphages.

J'étais à la fois inquiète et rassurée. Inquiète parce que, tout de même , cette pulsion anthropophagique me troublait et je ne savais pas si j'étais ou non appétissante ; et rassurée, parce que je ne croyais pas avoir une tête de Dieu et Sémimi encore moins. J'en conclus, tout bien réfléchi, qu'il y avait peu de risque que nous fussions destinées à la consommation .

La procession nous doubla sans un regard. Les fantômes avançaient, les yeux baissés, concentrés sur le miracle dont ils étaient le siège. Avaler un Dieu, ce n'est pas une mince affaire et je me demandais comment exactement se faisait la digestion et l'assimilation. Les leçons de biologie de mon heureuse scolarité me revenaient en mémoire. Je voyais le passage par l'œsophage, l'estomac, la sortie par le duodénum, la fabuleuse usine du foie et sa fonction glycogénique - un mot que la grande sauterelle d'André n'a jamais réussi à prononcer correctement. Et le bol alimentaire progressait dans le labyrinthe de l'intestin grêle et ses mignonnes ventouses et puis la station d'épuration du gros intestin, et puis … la sortie. Ouh, la la.

A ce moment là, le dignitaire de tête dont le coup d'œil perçant, le crâne aussi lisse qu'un genou et la taille rebondie ne m'avaient pas échappé, fit demi tour. Il se planta devant moi et sans même me demander mon nom et s'enquérir des raisons pour lesquelles je me trouvais là, avec un chaton grelottant de peur dans la poche, il leva la croix, écarta les bras et à ma grande stupeur, entama une longue homélie. Je me retournai discrètement, mais pas de doute, Sémimi et moi étions bien les seules auditrices d'un sermon prononcé d'une voix à la fois forte et gémissante qui commençait par ces paroles ailées : " Ah ! si vous saviez… Rien ne peut donner un idée … "

 


 

Généalogie des " ah si vous saviez… " et des " rien ne peut donner une idée… "

- Ah ! si vous saviez comme ces lieux sont enchanteurs ! Rien ne peut donner une idée des merveilles qui s'y produisent. Nous nous nourrissons exclusivement de la chair et du sang de notre dieu. Toute autre nourriture nous est interdite car, comme nous sommes immortels, nous deviendrions rapidement gras et ronds comme des barriques, alors que la chair de notre dieu est une nourriture énergétique mais de très basses calories.

Je souris en retrouvant mes réflexes de bonne ménagère : plus de problèmes d'approvisionnement , plus de perte de temps à faire la cuisine et un corps toujours svelte. Ce régime m'allait comme un gant. Mais je me demandais comment mon interlocuteur s'y était pris pour conserver son avenante bedaine.

J'avais d'ailleurs remarqué que dans la procession il n'y avait ni vieux, ni invalides, ni clopinants , ni arthrosiques, ni enfants. Est-ce que mon voisin qui avait perdu une jambe dans un accident d'automobile était ressuscité unijambiste, me demandais-je , ou bien sa deuxième jambe avait-elle repoussé? J'opinais pour la seconde hypothèse. Mais le Très Haut avait vraiment bonne mémoire car cet accident était vieux de quinze ans et la jambe coupée ne devait plus être en très bon état.

Je venais de comprendre que mon interlocuteur ne savait pas parler normalement et que l'homélie était son mode d'expression ordinaire. Mais pourquoi toujours ce ton plaintif et traînard ?

Je profitai d'un moment où l'orateur reprenait son souffle pour lui poser une question qui me tourmentait depuis longtemps, à savoir, quel était l'âge idéal pour faire un bon ressuscité. Je me souvenais de la hantise d'une très vieille dame de mes amies sur le point de fêter son centenaire et obsédée par la crainte de ressusciter dans l'état où elle se trouvait au moment où elle me parlait. Elle se faisait tout un roman sur le sujet et avait décidé elle-même le moment de sa vie qui lui semblait le plus agréable à revivre et surtout à vivre pour l'éternité .

La bouche ouverte, il me regardait sans comprendre. Je mis les points sur i .

- S'il vous plaît, pouvez-vous me dire quel est l'âge idéal pour faire un bon ressuscité?

Je n'avais pas de miroir et je ne savais pas si mon moi ressuscité avait le même âge que le moi qui avait été transformé en photon.

Et puis, il y avait la question de la beauté. Est-ce que l'injustice de l'inégale répartition des grâces et de l'harmonie des traits se perpétuait pour l'éternité lors de la résurrection des corps. Il me semblait que c'étaient là des questions capitales à éclaircir .

- Ah ma fille ! rien ne peut donner une idée des perfections de notre paradis. Vous avez l'âge , la forme et la consistance idéales pour être des nôtres . Ah si vous saviez comme le Très Haut sait mettre en place toutes choses afin que la perfection soit au rendez-vous, car il EST la perfection et nous devons tout accepter de LUI. LUI seul connaît le BIEN.

- Mais justement , je ne le sais pas et je voudrais bien être éclairée, insistai-je.

J'avais l'impression désagréable qu'il cherchait à se défiler.

- Ma fille , c'est un grand mystère et nous devons accepter les mystères avec humilité et d'un cœur ingénu. Heureux les simples d'esprit car le paradis leur appartient. Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers.

Je commençais à être agacée par sa familiarité. Pourquoi m'appelait-il " sa fille " ? Nous n'étions pas parents. Quant à faire des derniers les premiers, j'étais outrée d'une telle proposition. Je repensais de nouveau à mes années d'école. J'avais été une élève studieuse et appliquée et une telle injustice , véritable prime à la paresse, m'aurait indignée!

La diplomatie céleste

J'avais entendu parler de plusieurs variétés de paradis. L'inquiétude de n'avoir pas ressuscité dans le bon paradis commençait à me tarauder. J'essayai de sonder mon interlocuteur sur l'existence des paradis concurrents. Je vis son nez s'allonger de contrariété . Il me concéda que ce paradis-là n'est pas, généalogiquement parlant , le premier et m'expliqua que les Déiphages sont les enfants des Elusiens, ainsi nommés parce qu'ils se déclarent eux-mêmes les élus du Très-Haut, autrement dit ses chouchous.

- Nos racines plongent dans leur terreau, mais comme nous sommes d'habiles jardiniers, notre arbre prospère dans un ciel plus bleu et plus pur si bien que la luxuriance de sa chevelure de feuilles et de branchages s'épanouit dans un monde nouveau.

Il s'enflammait et devenait lyrique, accompagnant son discours de mouvements des bras. Je reculais un peu pour éviter le va-et-vient intempestif de la croix sous mon nez . La voix monocorde continua sa démonstration ponctuée par de légers balancements de la tête .

- Le climat, la végétation, la qualité de l'air tout concourt à l'épuration de nos âmes et produit des effets bienheureux sur nos corps. Nos nuques ont perdu la raideur que beaucoup dénonçaient chez nos pères , notre silhouette est devenue souple et gracieuse et nos voix déroulent des arpèges mélodieux à la gloire de notre maître bien aimé.

Il ne put s'empêcher de faire une petite moue d'autosatisfaction . Puis il reprit une mine modeste pour ajouter .

- La discipline s'est assouplie : l'obéissance à la lettre de la loi de sinistre mémoire n'est plus la règle absolue. Nous savons que l'esprit est caché sous la lettre et nous nous exerçons dès la plus tendre enfance à soulever des kilomètres et des kilomètres de voiles de brume afin de tenter de le débusquer . Nous traquons le mystère, le souffle du Très Haut et les manifestations les plus infimes de ses grâces éthérées. Ainsi, les meilleurs de nos athlètes sont en mesure de communier avec les ramifications les plus minuscules de l'abondante frondaison de notre arbre.

Ces exploits me remplissaient d'admiration. Ces sportifs du Très Haut pouvaient donc rivaliser avec Sémimi quand elle s'élançait dans le cerisier à fleurs et galopait jusqu'à l'extrême pointe tout en sachant toujours apprécier le centimètre qu'il ne fallait pas dépasser pour avoir des chances de faire demi tour sur la branche ployante. Je jetai un coup d'œil à ma poche: le chaton dormait.

Je n'osais pas bouger. Pendant ce temps, la voix monocorde me parlait du respect que les Déiphages éprouvent pour l'antique paradis des ancêtres , mais je sentais comme une réticence dans le ton de sa voix.

- Je reconnais cependant que notre respect pour nos parents est tout frais. C'est vrai que pendant les lustres et des lustres, nous leur avons fait d'amers reproches et notamment celui d'avoir vilainement occis notre père fondateur. Ah ! les méchants ! Mais maintenant, nous chantons à pleine gorge un hymne à leur gloire et à chaque nouvelle aurore, nos litanies s'ouvrent par l'hommage suivant que nous répétons plusieurs fois: "Quand les Elusiens, nos pères, eurent connu mille et un printemps, ils engendrèrent les déiphages, porteurs de l'ultime accomplissement - c'est-à-dire nous-mêmes ajouta-t-il avec une petite moue qui se voulait modeste. Mais j'avoue que notre réconciliation est une couche de peinture qui nous colle encore aux doigts et nous n'avons pas réussi à effacer tous les tags et les graphismes insultants qui ornaient - pardon, polluaient - nos murs et nos manuscrits . Nous les traitions alors d'embryons desséchés, de préludes racornis et pire encore , de tueurs de Très Haut.

Il baissa la tête , tout contrit, perdant un instant de sa superbe et de son assurance. Bien que mes lèvres fussent aussi hermétiquement closes qu'une tombe, il devait m'entendre m'étonner de ce que le BIEN et la PERFECTION eussent égaré leurs pères pendant tant de lustres. Comment cela se pouvait-il ? Encore un mystère. Ah ! si nous savions…

Mais il retrouva toute son énergie pour continuer.

- Même si nous n'osons plus le dénoncer à haute et intelligible voix, leur forfait nous reste sur l'estomac. Car c'est bien un forfait, même si nous disons maintenant qu'il a été exécuté sous les ordres d'un intrus qui commandait alors la place.

Il s'échauffait.

- C'est tout de même eux qui ont livré le doux pacifiste , notre maître, à ce chef cruel qui l'a fait occire. Incarnation de la bonté et de toutes les vertus, maître des éléments , apaisant les tempêtes , marchant sur les eaux, multipliant les pains et les poissons, guérisssant des aveugles, des paralytiques, des hémoroïsses , redonnant vie à des membres desséchés, ressuscitant une jeune fille par ci, un jeune homme par là, il a même réussi à se ressusciter lui-même après avoir passé, dans une sorte de grotte, trois longues journées durant lesquelles nous ignorons de quelles métamorphoses il a été le siège . Mais ce qui est sûr, c'est qu'il en est ressorti tout frais et rose et , pour notre plus grand bonheur, il siège maintenant parmi nous.

Ce discours enflammé m'impressionna. Accomplir tous ces exploits avant d'arriver au paradis, c'était vraiment très fort. Mais je revins timidement au sujet.

- Vous avez donc réussi l'exploit admirable d'avoir signer un traité de paix avec vos ennemis héréditaires. Ainsi, après deux mille ans d'obstination, ces opiniâtres se sont donc enfin ralliés à la Vérité!

- Oui et non répondit-il avec gêne. Et même plutôt non. Ce fut une négociation ardue dans laquelle ils sont restés sur leurs positions et j'avoue que c'est nous qui avons fait un grand pas en arrière dans leur direction . Car notre bureaucratie est ingénieuse et elle a produit une nouvelle doctrine : celle de la supercession par laquelle nous avons reconnu que cette ancienne tribu était déjà sauvée et qu'elle n'avait pas besoin de notre nouveau sauveur. D'où il résulte qu'eux seuls, sur toute la planète, n'avaient pas besoin de notre Maître et Sauveur.

J'étais pleine d'admiration pour ce subtil match nul qui permettait à chacun de camper dans son paradis particulier .

- Quel travail vous allez avoir pour expurger tous les anciens grimoires et récrire l'histoire du monde à partir des lunettes qu'apporte cette nouvelle doctrine, m'exclamai-je. En somme, vous reconnaissez que cette tribu s'était arrogé à bon droit un statut particulier .

- Du calme, ma fille, rien ne presse. Je préfère ne pas chercher à élucider ce mystère. Les mystères sont faits pour demeurer mystérieux.

Il se lança dans une démonstration alambiquée sur l'évolution des mathématiques, une histoire de parallèles qu'Euclide ne voulait pas réunir et qui maintenant se rencontrent joyeusement.

Je ne voyais pas le rapport entre les perpendiculaires et les parallèles de la géométrie classique et l'histoire du salut, mais je me tus prudemment. D'autant plus qu'il voulait visiblement changer de sujet, puisqu'il conclut:

- D'ailleurs les questions théologiques n'intéressent plus personne.

Soupir…

Il fut un temps où nous levions des armées et traversions la moitié du globe pour défendre un dogme. La moindre déviation, le plus petit déplacement de virgule, un chuchotement de doute nous permettaient d'allumer de beaux feux de camps au cours desquels nous rôtissions aux milieu des prières, des processions et des chants les relaps, renégats et les douteurs de tous acabits.

Nouveau soupir…

Déicide, enfer, damnation sont maintenant des mots pestiférés. Nous sommes devenus mous, mous, mous.

Et pour souligner cette forte parole, il appuya son poing fermé sur son estomac proéminant , où il s'enfonça comme dans un mol oreiller.

Je protestai véhémentement en affirmant que je connaissais un savant ermite qui avait fait de l'étude de ces questions son lait et son miel. Sa grotte est sise dans les forêts de Walburgis et elle est facilement reconnaissable aux manuscrits, rouleaux et papyrus que le sage a attachés sur les branches de l'arbre qui ombrage l'entrée de son modeste refuge afin que tous les oiseaux du ciel puissent se nourrir, eux aussi, de sa divine science.

D'un grand mouvement de croix, il écarta ma pieuse objection et affirma, toujours sur le même ton geignard et plaintif , que les déiphages s'étaient amollis et étaient devenus de grands sentimentaux .

- Le social, ils n'ont plus que ce mot-là à la bouche. Ce ne sont plus d'ardents théologiens et des fermes logiciens, mais de molles assistantes sociales.

J'osai l'interrompre en levant timidement le doigt :

- Justement, est-ce que votre sauveur n'a pas cautionné une grave injustice sociale en prétendant que l'ouvrier de la onzième heure et celui de la première heure auraient le même salaire? Est-ce que ce n'est pas là un encouragement à la paresse et une déstabilisation du tissu social? Récompenser les tire-au-flanc qui n'exécutent qu'un douzième du travail , c'est commettre une grave injustice à l'égard des courageux et cet arbitraire n'est-il pas de nature à démotiver les laborieux et les lève-tôt ?

Un peu gêné , il bafouilla quelques paroles sur les voies du Très Haut qui sont impénétrables et sur une générosité qui devrait plaire aux syndicats, puis il dévia la conversation sur une histoire de chameaux et de riches qui ne pouvaient passer par le chas d'une aiguille - il voulait me faire comprendre que le chas d'une aiguille est la porte d'entrée normale de ce paradis.

Je restai longtemps méditative. Même en faisant des efforts de mémoire, je ne parvenais pas à me souvenir à quel moment j'étais passée par un si petit orifice. Même Sémimi a dû avoir du mal à se glisser par un si petit trou. Mais, conciliante, je ne voulus pas le contrarier et je reconnus volontiers que les pauvres sont si maigres qu'ils se glissent aisément à travers le chas de l'aiguille la plus fine.

Mais un doute s'infiltrait dans les circonvolutions de ma cervelle pendant que je regardais sa mine vermeille et son bedon rebondi.

C'est à ce moment-là qu'il aperçut la petite tête de Sémimi . Réveillée par quelques éclats de la voix monocorde, elle s'était risquée à jeter un coup d'œil sur le monde extérieur. Les deux pattounes posées sur le bord de la poche, elle avait l'air d'écouter gravement le sermon. Mais le sermonneur n'était pas d'humeur à apprécier la grâce d'un chaton angora chu d'un astre obscur. Il fit un saut de carpe en arrière, lâcha la croix qu'il tenait dans la main droite en poussant un cri d'horreur. Soulevant à pleines mains la robe de laine blanche qui le couvrait jusqu'aux chevilles et découvrant des mollets de coq , il détala à toutes jambes en levant très haut les genoux.

Fuite

Je pris la fuite moi aussi, mais en sens inverse . Sémimi toujours blottie dans ma poche, je filai, le nez au vent droit devant moi. Mais où me diriger? J'aurais bien aimé rencontrer le miraculeux fondateur de ce paradis et vérifier de mes yeux son état de conservation après un passage de trois jours dans une grotte obscure. Mais je ne savais pas où ils l'avaient mis.

Nous avons longtemps, longtemps, marché, errant au hasard. Partout le vide et un silence cotonneux troublé de ci, de là , par les volutes de mélopées mélancoliques et de gracieuses vocalises lorsque nous passions à proximité de grandes bâtisses rectangulaires ornées de croix. Mais ma première rencontre avec le déiphage-qui-n'aimait-pas-les-chats m'avait rendue méfiante. Pourquoi en voulaient-ils à ma petite merveille ? J'étais consternée de découvrir que nous évoluions en milieu hostile.

Mes yeux commençaient à s'habituer à la lumière d'un gris bleuâtre, ni jour ni nuit, qui donnait l'impression de nager dans le brouillard .

- Est-ce le soleil ne se lève jamais en ces lieux, me demandai-je? Comme tout a l'air triste !

Je fis une caresse à ma petite chatte et je poursuivis un chemin qui avait l'air de ne mener nulle part. Comme nous étions dans une sorte de désert, je déposai Sémimi sur le gazon. Je sentais qu'elle avait envie de se dégourdir les pattes et de renifler l'herbette du paradis.

Je suivais son errance . Tout à coup elle marqua un temps d'arrêt devant un buisson particulièrement touffu et disparut dans l'herbe haute. Inquiète, je l'appelai d'une manière de plus en plus pressante. Silence et absence.

Nerveusement, j'écartai les branches et je vis qu'elles masquaient l'entrée d'un tunnel . J'appelai ma chattoune , hésitant à entrer. Toujours rien. Alors, rassemblant mon courage, je me lançai dans le tuyau noir .

 

(A suivre...) Le paradis des anti-chameliers

 

 
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