A
la tombée de la nuit, le 27 décembre 2008, l'Axe de l'Apocalypse,
s'est ébranlé.
Les portes de l'enfer se sont ouvertes.

*
Le
ciel s'est embrasé, la terre a tremblé.
La
bête, habitée par une rage jubilatoire, progresse dans
la nuit.
Inhumaine.
Une
longue théorie de métal et de fracas. Ses naseaux crachent
le feu. Ses pattes avancent , avancent toujours, impitoyablement ...
De monstreux hannetons de fer, carcasses d'acier, sans cervelle, sans
coeur, sans pitié, broient le silence et la nuit.
Le
ciel est vide, la terre est vide. Personne. La victime est seule. Nue.
Livrée aux mâchoires d'acier de la bête . La mort
attend. La mort est toujours là, fidèle compagne de la
bête.
Solitude
et désespoir de l'agonisant.
Golgotha
d'un peuple.
La
bête avait flairé sa proie, la plus facile, la plus proche,
la plus désarmée, la plus abondante. C'est qu'elle avait
très faim. Depuis six mois, elle piétinait et ruminait
le festin à venir. Les élections sont proches et elle
avait hâte de humer le délicieux fumet des entrailles humaines.
Chaque
élection aiguise sa faim. Chaque scrutin est une érection.
Le sang attise sa soif et multiplie sa jouissance. Elle rêve d'engloutir
d'une seule lampée les membres sanguinolents des enfants palestiniens.
Orgasme
et férocité confondus.

*
La
bête est sereine. Elle n'en est pas à son coup d'essai.
Certaine de son bon droit , elle avance, bourreau rageur décidé
à briser, à réduire en bouillie, en charpie, la
vaillante résistance d'un peuple martyrisé depuis plus
de soixante ans, même s'il lui faut pour cela pulvériser
une grande partie de la population du plus gigantesque camp de concentration
jamais ouvert sur la planète.
La
bête est confiante. Les cadavres qu'elle accumule n'entament en
rien son indignation colérique. Elle crie à tue-tête
qu'elle se défend contre une troupe de Démons et que son
action criminelle est un acte d'auto-défense.
La
bête est tranquille. Elle sait que son principal complice la soutient
de toute la force de ses munitions et de son argent. Que des complices
subalternes sont à ses ordres. Que d'innombrables petits complices,
fourmis de l'ombre, activent leurs millions de mandibules menteuses
dans tous les médias du monde. [1]
Ses
arrières sont assurés. Depuis plus d'un demi siècle,
elle grignote le gâteau palestinien mètre carré
par mètre carré, colline par colline. Ses griffes grapilleuses
s'emparent inexorablement des meilleures parcelles, des sources , des
nappes phréatiques, des richesses naturelles...
[2]

*
La
bête n'aime personne qu'elle-même. Elle fait corps avec
une idole pour elle tout seule, qui a supplanté la divinité
universelle des temps anciens . Une idole violente, colérique,
injuste, vicieuse, incitant au vol et au brigandage . Elle prend appui
sur les paroles funestes que des prêtres-scribes itinérants,
créateurs au VIe siècle avant notre ère de cette
idole tribale, ont prêtées à un Moïse imaginaire.
Ils ont fait dire à leur idole :
" Lors donc, Jahvé, ton Dieu te fera entrer dans le pays qu'il
a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob de
te donner: villes grandes et belles villes que tu n'as pas bâties,
maisons pleines de toutes sortes de biens que tu n'as pas remplies ,
citernes creusées que tu n'as pas creusées, vignes et oliviers
que tu n'as pas plantées, et tu mangeras et te ressassieras . "
[Deutéronome, VI:10, trad. Osty]
Je
ne rappelle que pour mémoire les exhortations à l'extermination
des peuples vaincus et de ceux dont on veut s'approprier les biens .
Le parallélisme saute aux yeux avec les innombrables brimades
et les tentatives d'extermination des Palestiniens aujourd'hui. [Voir
Deut 20 13 , Deut 25 , Josué 6 2, Josué 8 24-25]. etc.
Ces
textes ne résument pas toute la religion juive qui contient également
des passages spirituels issus des préceptes de la sagesse universelle
la plus ancienne, inspirée du Livre des morts de l'Egypte
antique et qui, tels des icebergs, ont surnagé par miracle dans
les écrits collationnés et ajoutés au sixième
siècle, ainsi que d'innombrables appels des prophètes
- d'ailleurs tous assassinés - à une spiritualité
commune à toutes les religions de la terre et donc ouverte à
la compassion envers tous les hommes. Aux âmes spirituelles, tout
est spirituel, y compris les passages les plus violents, qu'elles interprètent
allégoriquement ou symboliquement .
Il est impossible d'occulter le fait que des injonctions racistes figurent
aussi dans les textes bibliques et les esprits rustiques les
comprennent à leur niveau. Or, ce sont les passages les plus
cruels que certains commentateurs talmudistes et les sionistes ont retenus
et notamment les passages décrivant les génocides bibliques
et les exécrations des étrangers. Ils leur servent à
justifier théologiquement leur politique de spoliation des Palestiniens.
[3]
L'histoire
se répète. Aujourd'hui, comme hier, le vol, l'appropriation
par la violence des propriétés et des maisons d'autrui,
les assassinats sont jour après jour le calvaire quotidien des
victimes palestiniennes, entrecoupé de bouffées de fureur
ravageuse et de déchaînements criminels. [4]
La
vue d'une autre espèce insupporte la bête sioniste. Apartheid,
expulsions, expropriations, colossal mur de béton protègent
sa pureté. Année après année elle accable
ses proies de sa brutalité.
Pour la seconde fois, elle s'est installée dans des villes et
des maisons qu'elle n'avait pas construites. [5]

*
Alors,
le colon arrogant, imbibé dès l'enfance de la certitude
d'être d'une essence supérieure parce qu'il serait "élu"
par cette idole-là, qui exprime, en réalité, sa
propre brutalité, arrive du fond des steppes de l'Asie ou de
la pampa argentine et crie aux légitimes propriétaires:
"Cette terre est à moi, déguerpissez. C'est mon
dieu qui me l'a donnée!" [6]
C'est
cet arrière-monde théologico-politique qui seul explique
le spectacle inhumain et barbare du déchaînement actuel
contre les autochtones que la bête militaire cherche à
exterminer par tous les moyens en sa possession. [7]
Certains commentaires figurant dans le Talmud sont tellement
odieux et méprisants pour le reste de l'humanité, qu'on
est dégoûté de seulement les lire .
Le
monde, oublieux et ignorant, détourne la tête, ou "regarde
de côté", comme du temps des ghettos et camps de concentration
nazis. Mais Deir Yassin, Lydda, Qalqilia, Sabra et Chatila, Jenine,
Beit Hanoun et tant d'autres se souviennent ...

*
Cadeau
de Noël aux enfants de Gaza: du plomb durci.
Dérision
et cynisme.
La
toupie en plomb durci de la comptine de l'auteur pour littérature
enfantine Haïm Nahman Bialik (1873-1934) est le cadeau machiavélique
qui fait exploser la tête et le coeur des enfants de Gaza.
La
bête s'est déchaînée. Le sang et la mort partout.
La terre, la mer, le ciel crachent le feu. Du nord au sud et de l'est
à l'ouest, bombes au phosphore blanc, bombes à l'uranium
appauvri, bombes à fragmentation afin que les ravages se poursuivent
dans le temps, missiles de toutes tailles et de toutes natures s'abattent
sur un ghetto hermétiquement clos.
La bête traque et frappe sans discrimination une population captive.
Elle se rue sur tout ce qui bouge, n'épargne rien ni personne,
maisons, hôpitaux, immeubles collectifs, écoles, centrales
téléphoniques, cliniques volantes, ambulances, ministères, bâtiments
administratifs sont impitoyablement ciblés. Les ponts et les
routes sont ravagés. Même les ânes sont visés.
Hommes, femmes, enfants, nourrissons, secouristes, blessés, agonisants,
personne n'est épargné.
Un carnage.
Le
Liban se souvient de son précédent déchaînement
meurtrier. Des centaines bâtiments en ruines ou menacés de démolition.
Aujourd'hui, de nouveau, une rage de destruction l'anime... Que rien
ne reste debout ou intact après son passage dévastateur.
Ruine, misère et chaos partout , tel est son but.
Que
la vie des survivants, horde de mendiants errant dans des ruines fumantes,
soit si insupportable qu'ils se suicideront ou émigreront.
Qu'ils
disparaissent enfin de la surface de "notre" terre, crie la
bête! [8]
Tel
est son rêve fou.

*
Nouvelle
vache sacrée, la bête crache impunément la mort
sur une population piégée derrière des barbelés.
Parquée comme du bétail avant l'abattoir.
Le
plus grand ghetto de la terre.
Une prison à ciel ouvert.
Un
camp de concentration soumis à la famine et aux privations de
soins, d'éducation et de liberté.
Armée
jusqu'aux dents elle se proclame victime éternelle et brandit
haut et fort à chaque instant le bouclier des souffrances endurées
par des ancêtres et commis ailleurs, en d'autres temps, par d'autres
pays, dans d'autres circonstances.
Intouchable.

*
Peu
importe, si ce n'est toi, c'est donc ton frère. L'âme sereine,
la bête se venge sur la population qu'elle dépouille aujourd'hui
sans vergogne, de malheurs anciens et qui ne sont aujourd'hui pour elle,
que des images ressassées, ressassées, ressassées...
Elle
tue en état de légitime défense.
Elle vole en état de légitime défense . [9]
Elle
empêche l'accès de la Croix Rouge et du Croissant Rouge
aux innombrables blessés et cadavres qu'elle provoque en état
de légitime défense.
Elle
transforme les victimes qu'elle dépouille en immondes agresseurs
de son droit légitime à la tranquillité. [10]
Ses
frappes sont chirurgicales, mais par un effet du satanisme et du machiavélisme
bien connu de terroristes capables d'influencer les lois de la balistique,
les bombes et les missiles zigzaguent dans les nues et frappent des
écoles, des hôpitaux, des ambulances, des immeubles bourrés
d'enfants et de civils terrorisés, des camps de réfugiés...
La
bête piétine de ses gros sabots et sous les chenilles de
chars monstrueux conduits par d'héroïques tueurs d'enfants,
les lois de la guerre et toutes les résolutions humanitaires
des instances internationales qui condamnent sa brutalité et
ses exactions. Elle éructe son dédain face à l'indignation
universelle et continue gloutonnement à avaler tout ce qui passe
à sa portée.
Gaza
n'est pas un Etat, Gaza n'a pas d'armée, même si les résistants
disposent de quelques armes acheminées en contrebande. Il s'agit
donc d'une guerre contre des résistants et des civils qui luttent
pour leur liberté et contre des spoliations continuelles et à
une purification ethnique institutionnalisée. Ce combat-là
est parfaitement conforme aux lois internationales [11]
, alors que le massacre délibéré de civils est
un crime de guerre. La purification ethnique qui l'accompagne en fait
un crime contre l'humanité et un génocide. [12]
Avec
une efficacité redoutable, la vache sacrée réactive,
grâce à ses innombrables pseudopodes dans le monde entier,
la culpabilité des auteurs et des complices des crimes antiques.
Il en résulte une solidarité des Etats européens
dont la lâcheté n'est plus à démontrer, une
impunité et une immunité internationales devant des actes inhumains
qui permet aux massacres de faire rage à Gaza, en dépit de l'indignation
de plus en plus furieuse et horrifiée des peuples du monde entier
révulsées par le carnage et la bestialité.

*
La
bête a patiemment tissé un réseau de lois discriminatoires
dont le caractère raciste n'est révélé qu'à
une analyse minutieuse de leur contenu . Il faut les chercher dans les
lois sur le retour, sur la citoyenneté, sur le droit d'entrer
en Israël , dans le règlement des taxes concernant l'acquisition
des biens, le soutien du gouvernement aux jeunes couples, les programmes
d'études, les inscriptions dans les écoles et les universités,
les dépenses publiques pour des écoles,le prix de l'eau ou de l'électricité
doublé pour les non-juifs, toutes mesures racialistes et pénalisantes
pour les populations au sang impur. [13]
Racisme,
vol des terres, vol des maisons avec la complicité du gouvernement,
violence et brimades quotidiennes, checks points, injures de la soldatesque
et de colons arrogants venus des quatre coins du monde, le dernier assaut
de la bête n'est que le point d'orgue d'une politique inhumaine
menée avec une persévérance et une logique implacables
depuis plus d'un demi siècle.
Rouleau compresseur parfaitement huilé .

*
La
bête sioniste est brutale, mais rusée. Elle torture les
mots comme elle tourmente ses victimes. Son imagination fertile lui
a permis d'inventer une nouvelle maladie: la pestifération.
Tout
opposant intérieur à ses spoliations se voit qualifié
du terme infamant de "terroriste", lequel mérite
l'extermination immédiate.
Tout
critique de sa révoltante barbarie est baptisé "antisémite"
et se voit condamné à la mort civile par l'innombrable
armée des petites mains qui oeuvrent dans l'ombre à son
service.

*
Le
lion se défend contre le moucheron. Un monstre infâme,
ignoble, abominable qui grouille et se multiplie à vue d'oeil,
l'empêche de dormir et de jouir paisiblement de ses rapines .
La
démographie est l'obsession secrète de la bête.
Son cauchemar.
Le
plomb est trop doux contre la marmaille palestinienne, il faut au moins
du plomb durci. Mais l'idéal est la bombe à uranium appauvri
qui vous réduit instantanément les cadavres en petit tas
de cendres. [14]
Plus
besoin de four crématoire.
On n'arrête pas le progrès!

*
Mais
la ruse suprême, la "mère de toutes ses ruses"
fut . l'évacuation de Gaza d'un petit groupe de squatters de
la portion la plus fertile de cette microscopique et populeuse bande
sableuse.
Une pluie d'éloges a inondé le tueur en chef des précédentes
expéditions sanglantes. On aimerait croire que l' hibernation
comateuse dans laquelle il est maintenu depuis trois ans n'empêche
pas les remords de le harceler.

*
Depuis
ce simulacre , les meneurs et faiseurs d'opinion du monde entier dénoncent
à cor et à cri l'ingratitude d' indigènes pervers
qui, en récompense d'un "acte généreux"
pilonnent sauvagement les pauvres habitants d'une nation innocente.
Pendant
ce temps, assurés de l'efficacité de la propagande universelle,
leurs dirigeants passent ouvertement aux aveux : Don Weisglass, un conseiller
important d'Ariel Sharon déclare tranquillement: " Le désengagement
[de Gaza] est en fait du formaldéhyde (Méthanal ou Formol : gaz soluble
dans l'eau et utilisé comme désinfectant, ndt). Il fournit le formaldéhyde
nécessaire pour qu'il n'y ait pas de processus politique avec les Palestiniens…
Le paquet total qu'on appelle l'état palestinien a été enlevé de notre
agenda, indéfiniment. "
Voilà
qui est clair. La bête n'a jamais eu l'intention de desserrer
son étau et d'envisager sérieusement de reculer d'un seul
mètre carré. [15]
La population regroupée dans une cage, il sera plus facile de
cogner sur une race inférieure de sous-hommes. A force de prendre
des coups, cette viande coriace finira bien par prendre la consistance
d'un caramel mou. [16]

*
Depuis
que les colons ont été expédiés sur de nouvelles
terres volées en Cisjordanie, les formes les plus perverses de
pressions et de violences sont expérimentées dans la cage
de Gaza avec la complicité des Etats européens et du grand
allié d'outre-Atlantique.
Les
mots manquent pour décrire le cynisme des punitions collectives
dont la principale est d'empêcher la nourriture d'entrer en quantités
suffisantes pour nourrir une population assiégée. "L'idée
est de soumettre les Palestiniens à une cure d'amaigrissement mais sans
les amener à mourir de faim. " jubilait Dov
Weissglas, un des loups de la meute carnassière, déjà
cité plus haut .
La
population de Gaza a été totalement coupée du monde par
terre, par mer, par air, sans nourriture et sans eau suffisantes, souffrant
des affres de la faim et des maladies, du manque de médicaments
et des attaques incessantes de la soldatesque et des avions israéliens.
Harcelée, soumise à des bombes assourdissantes, au bruit
incessant de drones qui tournent jour et nuit au-dessus des têtes
et qui terrorisent tout le monde et surtout les enfants.
Tant mieux, c'est le but de l'opération, jubile la bête.
Et
maintenant le carnage.

*
Et
pendant ce temps, les "pays frères" multiplient
les réunions, les concertations, les plans, les trahisons, les
compromissions ...et bla bla bla, le tout assaisonné d'impuissance
et d'hypocrites apitoiements. [17]
Et
pendant ce temps, Mahmoud Abbas devient le nouvel administrateur du
"Judenrat" de Cisjordanie , c'est-à-dire de
l'organisme officiel unique qui administre les affaires internes des
différents banthoustans entourés de barbelés et
de murailles. Les nazis avaient en leur temps confié l'administration
des ghettos en Pologne aux juifs eux-mêmes et c'est la police
juive des ghettos qui triait les "Stücke", les
"unités" à livrer aux Allemands.
Alors que la population palestinienne est martyrisée et exterminée,
Mahmoud Abbas multiplie les bizous et les salamecs aux occupants, l'air
heureux et prospère, la mine hilare. Comme ce fut le cas dans
le ghetto de Varsovie, il n'est rien d'autre qu'un vieux chef corrompu
et impuissant d'une administration qui met en oeuvre les directives
reçues des autorités d'occupation.
La
bête est soulagée, depuis que le vainqueur des dernières
élections a été déclaré pestiféré
par son complice principal et la horde des valets à son service
, son rival perdant, passé au service de l'occupant assure la
police du ghetto grâce au financement et à l'armement fourni
par le maître auquel il s'est soumis. C'est donc la police interne
du "Judenrat de Cisjordanie", payée et équipée
par l'occupant, qui pourchasse et emprisonne les résistants dans
les ghettos disséminés du petit territoire transformé
en gruyère .
Et
pourtant...
Il fut un temps où Mahmoud Abbas était un militant anti-sioniste
virulent et un intellectuel engagé comme le prouvent les essais
universitaires datés de 1984, " L'envers du décor : les relations
secrètes entre le nazisme et le sionisme " dans lesquels il discute
des liens secrets qui existaient entre les nazis et la direction du
mouvement sioniste. Deux ans plus tard, une étude a complété
cet essai . Elle fut présentée au Collège oriental de Moscou, puis publiée
en arabe par les éditeurs Dar Ibn Rushd à Amman, en Jordanie. [18]
Le
pouvoir corrompt. La rivalité aveugle . Aujourd'hui, ses rapports
avec les sionistes sont plus qu'affectueux. N'est-il pas allé
jusqu'à condamner les résistants de Gaza, accusés
d'être les responsables du déclenchement d'un massacre
dont il sait pertinemment qu'il était préparé depuis
plus de six mois?
Les
résistants de Gaza sont donc seuls face à la monstrueuse
machine de guerre déployée par la bête.
Ecrasés.
Assassinés.
Trahis.

*
Aujourd'hui, même
les pierres pleurent.
Si
tu n'es pluie, mon amour
Sois arbre rassasié de fertilité, sois arbre
Si tu n'es arbre mon amour
Sois pierre saturée d'humidité, sois pierre
Si tu n'es pierre mon amour
Sois lune dans le songe de l'aimée, sois lune.
[Ainsi
parla une femme à son fils lors de son enterrement]
Mahmoud
Darwich

*
Le monde ne laissera
pas la victoire à la bête. Les sociétés civiles
dressées dans le monde entier contre l'immoralité et la
barbarie de l'agresseur et la lâcheté de leurs gouvernements
ne laisseront pas un génocidaire jouir de ses crimes.
Car ce dernier assaut
de l'axe de l'apocalypse n'est pas un simple coup de colère ou
un acte d'auto-défense comme le martèlent tous les perroquets-lecteurs
de dépêches de la presse écrite et parlée,
qui se qualifient pompeusement de "journalistes". Il
a été mûrement réfléchi et minutieusement
planifié . Tout le monde l'admet aujourd'hui .
En marge de la rivalité
électorale qui anime les dirigeants de la bête militaire,
une logique implacable continue de se déployer. Le monde occidental
feint de croire qu'il existerait une solution politique et baratte des
projets à un ou deux Etats dans des conférences, des réunions,
des colloques, des séminaires et tutti quanti, auxquels
la bête se prête complaisamment. Grapiller du temps comme
elle grapille des terres. Judaïser Jérusalem, installer
le plus de colons possible sur les terres volées, sont des faits
accomplis qui rendraient impossible le retour en arrière, si
telle avait jamais été son intention.
Le monde oublie simplement
de lire les écrits et les déclarations les plus claires
des dirigeants sionistes pour se persuader qu'ils n'accepteront jamais
la réalisation d'un Etat palestinien autonome et viable. Ils
ne l'ont pas accepté dans le passé, ils ne l'acceptent
pas aujourd'hui, ils ne l'accepteront pas demain.
Voir : Israël
et son cadavre
*
Il n'y a pas de solution
politique au chaos du Moyen-Orient, tout simplement parce qu'Israël
ne fonctionne pas sur le mode politique commun aux nations civilisées
modernes. [19] Son véritable
programme est théologique et financier, l'habillage démocratique
de son fonctionnement est un leurre. Contre vents et marées,
il poursuit le rêve d'établir "Eretz Israël"
, le "grand Israël", l'Israël imaginaire
décrit dans les textes bibliques et de s'approprier les richesses
gazières off shore de la Palestine et il se moque ouvertement
des innombrables résolutions de l'ONU qui condament ses exactions.
[20]
Voir: Ils
ont crucifié Marianne... Les nouveaux exploits de Tartuffe en Palestine
Comme le disait clairement
un de ses anciens dirigeants: " La carte actuelle de la Palestine
a été dessinée sous le mandat britannique. Le peuple juif possède une
autre carte que les jeunes et les adultes doivent s'efforcer de mener
à bien: du Nil à l'Euphrate " . [21]
Certes , il lui
faudrait pour cela s'approprier tous ces territoires et les vider de
la totalité de leurs habitants ou les asservir. Et alors, où
est le problème, se dit la bête en son for intérieur?
Mais en attendant, l'élimination du Hamas - donc de toute résistance-
puis la création d'un nouveau Judenrat lui semble un objectif
atteignable. Mohammed Dahlan fut longtemps l'homme prévu pour
cet emploi avant de se faire expulser du territoire de Gaza après
l'échec de son putsh préparé, équipé
et payé par les néocons états-uniens.
C'est pourquoi la
guerre est le seul programme politique de la bête militaro-sioniste.
Israël est tout entier une armée servie par un Etat. Première
étape, l'Irak. Grâce à ses puissants relais outre-Atlantique,
il a réussi à convaincre le grand allié que le
dépeçage de l'Irak était profitable à leurs
intérêts communs. L'échec au Liban fut le premier
blocage du train infernal. La locomotive tente de reprendre son élan
à Gaza. Et de nouveau, les Etats-Unis participent activement
à la guerre prenant les Palestiniens en tenaille du côté
de l'Egypte, complice de l'opération. [22]
Le danger des qassams
et autres fariboles destinées à occuper la galerie et
à vrombir sur les ondes est brandi pour masquer le double projet
souterrain qui mobilise toutes les énergies et les actions de
la bête sioniste. Mais sa dernière éructation de
brutalité face à une résistance imprévue
pourrait devenir le grain de sable qui fera dérailler la machine
infernale.
*
Demain, Gaza renaîtra.
Son martyr n'aura pas été vain. Le spectacle de la cruauté
et de la barbarie de la bête, tel un coup de marteau sur la tête
des sociétés civiles dans le monde entier aura réveillé
tous les Etats de leur léthargie, de leur lâcheté
et de leur soumission.
*
Et
la lumière fut...
La
vérité est le pire ennemi des tyrans et des hypocrites.
Le monde découvrira enfin que sous les innombrables pelures de
mensonges assénés par la propagande sioniste et répercutés
tels quels par une presse docile, la guerre israélienne soutenue
par les compagnies gazières européennes et par leurs gouvernements
est la soeur jumelle de la guerre d'Irak menée par l'Empire américain:
il s'agit de dépouiller les Palestiniens d'une ressource naturelle
très importante: le gaz.
L'actuelle
guerre de Gaza est aussi une guerre du gaz. Le déroulement des
préparatifs de guerre, ont été parallèles
aux négociations menées avec British Gas (BG Group)
et ses partenaires, the Athens based Consolidated Contractors International
Company (CCC) , appartenant aux familles libanaires Sabbagh et Koury.
Les péripéties en sont impossibles à résumer
en quelques lignes et sont exposées dans le détail dans
: War
and Natural Gas:
The Israeli Invasion and Gaza's Offshore Gas
Fields,
by Michel Chossudovsky.

Il
en ressort qu'après avoir volé la terre, la bête
sioniste, a jeté son dévolu sur les richesses du sous-sol
et a entrepris d'en dépouiller les Palestiniens. "The
military invasion of the Gaza Strip by Israeli Forces bears a direct
relation to the control and ownership of strategic offshore gas reserves"
("L'invasion de la bande de Gaze par les forces israéliennes
se trouve en relations directes avec le contrôle et la possession
des réserves stratégiques de gaz offshore.Il s’agit
d’une guerre de conquête. De vastes réserves de gaz au large de la côte
de Gaza ont été découvertes en 2000. ") , écrit Michel
Chossudovsky.
Après
l'échec de l'installation du gauleiter Mohammed Dhalan à
Gaza, la deuxième étape fut l'intense bombardement médiatique
contre un Hamas victorieux du Fatah après des élections
dont la régularité n'a été contestée
par personne. Le Diable "Terrorisme" était aux portes
de l'innocent Etat juif clamait une presse obséquieuse. L'opération
mise au point par l'allié américain contre Saddam Hussein
avant de lancer ses panzers à l'assaut de la Mésopatamie
était cette fois bien huilée, et le mouvement Hamas -
dont la naissance fut d'ailleurs favorisée par Israël lui-même
- fut placé sur la liste des dangereux terroristes. L'Europe,
toujours aussi lâche et soumise, a emboîté le pas
.
Tout
était prêt pour le bouclage du ghetto ... en attendant
les bombes et le carnage afin que se réalise le projet exposé
en toutes lettres par Rafael Eitan, Ancien chef des services secrets,
ancien chef d'Etat-Major, membre de la Knesset jusqu'à sa mort
en 2004: " Nous déclarons ouvertement que les Arabes n'ont aucun
droit de s'établir sur ne serait-ce qu'un seul centimètre du Grand Israël.
La force est l'unique chose qu'ils comprennent. Nous devons utiliser
la force absolue jusqu'à ce que les Palestiniens en viennent à ramper
devant nous. " in , Yediot Ahronot 13 avril 1983, New York Times
14 avril 1983.
*
Lorsque la parole
sera enfin libérée, le véritable projet et les
méthodes sionismes apparaîtront en pleine lumière
et la bête sera face à son destin. Comme l'allié,
comparse, complice principal et pourvoyeur des instruments de la mort,
n'est plus financièrement aussi fringant et que la révolte
des peuples gronde, le réveil pourrait bien être plus rapide
que prévu.
De l'Irak ravagé
par la "plus grande démocratie du monde" à
Gaza écrasée sous les bombes de la "seule démocratie
du Moyen Orient", la propagande des sionistes, des néocons
et de leurs innombrables relais dans tous les médias , sera impuissante
à masquer "l'horreur démocratique" que
ces "démocraties-là" inspirent aux peuples
du monde entier.
*
Notes
[1] "
Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l'Amérique
[USA] fera ceci ou fera cela… Je vais vous dire quelque chose de très
clair : ne vous préoccupez pas de la pression de l'Amérique sur Israël.
Nous, le peuple juif, contrôlons l'Amérique, et les Américains le savent
". Le Premier Ministre israélien, Ariel Sharon, 3 octobre 2001,
à Shimon Peres, reporté sur la radio Kol Yisrael.
[2]
Ariel Sharon en 1998: "Chacun doit bouger courrir, et s'emparer d'autant
de collines qu'il est possible pour agrandir les colonies, car tout
ce qu'on prendre maintenant restera à nous... Tout ce que nous ne
prendons pas par la force restera à eux." Ariel Sharon
, Ministre israélien des Affaires étrangères, s'exprimant lors d'un
meeting des militants du parti d'extrême-droite Tsomet, Agence France
Presse, 15 novembre 1998. 
[3]
" [Les Palestiniens sont] des bêtes marchant sur deux pattes.
" Menahem Begin, discours à la Knesset, cite dans Amnon Kapeliouk,
"Begin and the Beasts". New Statesman, 25 juin 1982. 
"Le sang
juif et le sang des "goys " ne sont pas les mêmes " *( Goy ou
goï: expression utilisée par les Israélites pour désigner les chrétiens
ou plus généralement ceux qui ne sont pas juifs). Le rabbin israélien
Yitzhak Ginsburg, concluant que "tuer n'est pas un crime
si les victimes ne sont pas juives". Jerusalem Post, 19 juin
1989 
" Il y a un
écart énorme entre nous [Juifs] et nos ennemis. Pas seulement dans la
capacité, mais dans la morale, culture, dignité de la vie et dans la
conscience. Ils sont nos voisins ici, mais c'est comme si,
à une distance de quelques centaines de mètres, il y avait un peuple
qui n'appartenait pas à notre continent, à notre monde, mais qui appartenait
véritablement à une autre galaxie". Le Président israélien Moshe
Katsav. The Jerusalem Post, 10 mai 2001 
"Les Palestiniens
sont comme les crocodiles, plus vous leur donnez de viande, plus ils
en veulent ." Ehud Barak, alors Premier Ministre israélien,
28 août 2000. Rapporté dans le Jerusalem Post 30 août 2000 
" Lorsque nous
aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire,
sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille
". Raphael Eitan, Chef d'Etat major des Forces de Défense israélienne,
New York Times, 14 avril 1983 
[4]"Chassez
la population pauvre au-delà de la frontière en lui refusant du travail.
Le processus d'expropriation et de déplacement des pauvres doit être
mené discrètement et avec circonspection." Théodore Herzl,
fondateur de l'Organisation Sioniste Mondiale, parlant desArabes de
Palestine, "CompleteDiaries", note du 12 juin 1895 .
L'un des slogans
les plus persistants et trompeurs du sionisme a été créé par Israël
Zangwill il y a presque 100 ans: La Palestine était " une terre sans
peuple pour un peuple sans terre ". Après une visite en Palestine
en 1891, l'essayiste hébreu Achad Ha-Am commenta :" A l'étranger,
nous sommes habitués à croire qu'Israël est presque vide; rien n'y pousse
et celui qui veut créer un pays peut aller là-bas et acheter les terres
qu'il désire. En réalité, la situation n'est pas ainsi. Dans tout le
pays, il est difficile de trouver une terre cultivable qui ne soit pas
déjà cultivée " Israël Zangwill,écrivain br tannique animateur
actif du mouvement sioniste.
[5]"
Entre nous soit dit, cela doit être clair qu'il n'y a pas de place
pour deux peuples dans ce pays. Nous n'atteindrons pas notre but
si les Arabes se trouvent dans ce petit pays. Il n'y a pas d'autre possibilité
que de transférer les Arabes d'ici à un pays voisin - tous. Pas un seul
village, pas une seule tribu ne doit rester " Joseph Weitz,
à la tête du Département de l'Agence Juive de Colonisation en 1940.
Tiré de "A Solution to the Refugee Problem"
(6)
" Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec
Israël. C'est normal, nous avons pris leur pays. C'est vrai que Dieu
nous l'a promis, mais en quoi cela les intéresse-t-il ? Notre dieu
n'est pas le leur. Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz,
mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes
venus et avons volé leur pays. Pourquoi devraient- ils l'accepter ?
" David Ben Gourion , le premier "Premier ministre israélien",
cité par Nahum Goldmann dans Le Paradoxe Juif, p. 121. 
(7)
"Nous devons chasser les Arabes et prendre leur place"
David Ben Gourion, futur Premier Ministre d'Israël, 1937,
"Ben Gurion and the Palestine Arabs", Oxford University Press, 1985.
"La colonisation
sioniste doit être exécutée contre la volonté de la population autochtone.
C'est pourquoi cette colonisation doit continuer seulement sous la protection
d'une puissance indépendante de la population locale, tel un mur d'acier
capable de résister à la pression de la population locale. Ceci est
notre politique à l'égard des Arabes" […] "Une réconciliation volontaire
avec les Arabes est hors de question, que ce soit maintenant ou dans
le futur. Si vous souhaitez coloniser un pays dans lequel une population
vit déjà, vous devez fournir une armée pour le pays ou trouver quelque
riche personne ou bienfaiteur qui vous en fournirait. Sinon, abandonnez
la colonisation, parce que sans une force armée, qui rendrait physiquement
impossible toute tentative de détruire ou 'empêcher cette colonisation,
la colonisation sera impossible, pas difficile, pas dangereuse, mais
IMPOSSIBLE. Le Sionisme est une aventure de colonisation et c'est
pour cela qu'elle est dépendante d'une force armée" Vladimir
Jabotinsky, fondateur du courant révisionniste le plus réactionnaire
dit Révisionnisme sioniste (précurseur du Likoud), The Iron Wall, 1923
(8)
"Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il
n'y a personne à qui les rendre " " Il n'y a jamais rien eu de tel puisque
les Palestiniens n'ont jamais existé ." Golda Maier
Premier Ministre Israélien, 15 juin 1969 
Président Heilbrunn:
"Nous devons tuer tous les Palestiniens, à moins qu'ils ne soient
résignés à vivre comme des esclaves." 
«Nous devons
chasser les Arabes et prendre leur place.» Déclaration de l'ancien
Premier Ministre Yitzhak Shamir, lors d'un service mémorial des
anciens partisans du Likoud à Tel Aviv, en novembre 90. Jerusalem Domestic
Radio Service. 
[9] Israël
Koenig: "Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l'intilidation,
la confiscation des terres et l'arrêt des services sociaux afin de débarasser
la Galilée de sa population arabe". 
(10)"
La thèse du danger d'un génocide qui nous menaçait en juin 67 et
qu'Israël se battait pour son existence physique était seulement
du bluff, créé et développé après la guerre". Le Général israélien
Matfityahu Peled, Ha'aretz, 19 mars 1972. 
[11]
: Le droit à l'autodétermination, à l'indépendance nationale,
à l'intégrité territoriale, à l'unité nationale et à la souveraineté
sans interférence extérieure a été affirmée à maintes reprises par de
nombreux organes des Nations Unies, dont le Conseil de sécurité, l'Assemblée
générale des Nations Unies, la Commission des droits de l'homme des
Nations Unies, la Commission du droit international et la Cour internationale
de justice. Le principe de l'autodétermination stipule que lorsque le
droit à l'autodétermination a été supprimé par la force, le recours
à la force est permis pour contrer cette situation et atteindre l'autodétermination.
La Commission
des droits de l'Homme a régulièrement réaffirmé la légitimité de la
lutte contre l'occupation par tous les moyens disponibles, dont la lutte
armée (Résolution de la CDH No. 3 XXXV, 21 février 1979 et Résolution
de la CDH No. 1989/19, 6 mars 1989) De façon explicite, la Résolution
37/43 , de l'Assemble générale des Nations Unies, adoptée le 3 décembre
1982 : "Réaffirme la légitimité de la lutte des peuples pour l'indépendance,
l'intégrité territoriale, l'unité nationale et la libération de la domination
étrangère et coloniale et de l'occupation étrangère par tous les moyens
disponibles, incluant la lutte armée." (Voir aussi les Résolutions
de l'Assemblée générale des Nations Unies 1514 , 3070 , 3103 , 3246
, 3328 , 3382 , 3421 , 3481 , 31/91 , 32/42 et 32/154 ). 
[12]
En 1973, révèle l'historien Israël Shahak, le Commandement de la
Région centrale de l'armée israélienne distribue aux soldats une brochure
qui mentionne : " Lorsque nos forces rencontrent des civils en
temps de guerre ou lors d'une poursuite ou d'un raid, tant qu'il n'y
a aucune certitude que ces civils sont dans l'impossibilité de nuire
à nos troupes, alors, conformément à la Halakha, ils peuvent et DOIVENT
ETRES TUES. En aucun cas on ne peut se fier à un Arabe, même s'il donne
l'impression d'être civilisé. En temps de guerre, nos troupes donnant
l'assaut sont non seulement autorisées mais TENUES par la Halakha de
TUER même les civils paisibles, c'est-à-dire les civils paisibles en
apparence ". La brochure a été retirée depuis mais il n'empêche que
ceux qui la mettent en pratique ne sont jamais punis. (Israël
Shahak Histoire juive,religion juive) 
[13]
Yitzhak Ginsburg, concluait
que "tuer n'est pas un crime si les victimes ne sont pas juives".
Jerusalem Post, 19 juin 1989 
[14]
:
Voir Génocide à L'Uranium Appauvri à Gaza Grâce
Aux GBU 39 Fournies Par Les USA -Actualisation
"A l'hôpital Al-Chifa,
de Gaza, (...) , nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes
les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par
les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert
Metal Explosive", ont déclaré les médecins. Petites boules de carbone
contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont
un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2
mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées,
brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons
pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il
y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à
Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des
expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans
le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué. Un médecin palestinien
interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans
ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies
internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la
mort, nous ne pouvons rien faire." Le Monde, 12 janvier
2009 
[15]
"Nous sommes sortis, accompagnés par Ben Gourion. Allon a répété
sa question : "Que devons-nous faire avec la population palestinienne?
"Ben Gourion a levé sa main dans un geste qui voulait dire : Mettez-les
dehors." Yitzhak Rabin,version censurée des mémoires
de Rabin, publiée dans le New York Times, 23 octobre 1979.
[16]
"Les Palestiniens seront écrasés comme des sauterelles… leurs
têtes éclatées contre les rochers et les murs . » Yitzhak
Shamir, Premier ministre israélien, dans un discours à des colons
juifs, New York Times 1er avril 1988 
«Nous devons
réduire la population arabe à une communauté de coupeurs de bois et
de serveurs.» Uri
Lubrani, conseiller spécial de Ben-Gourion aux Affaires Arabes, 1960.
Tiré de "The Arabs in Israel" de Sabri Jiryas. Description de Rabin
au sujet de la conquête de Lydda après l'achèvement du plan Dalet. 
"Nous déclarons
ouvertement que les Arabes n'ont aucun droit de s'établir sur ne serait-ce
qu'un seul centimètre du Grand Israël. La force est l'unique chose qu'ils
comprennent. Nous devons utiliser la force absolue jusqu'à ce que les
Palestiniens en viennent à ramper devant nous . » Raphael
Eitan, Gad Becker, Yediot Ahronot 13 avril 1983, New York Times
14 avril 1983 .
[17]
:Voir: Génocide
à Gaza, fin de la récréation arabe du
Professeur Chahid Slimani,grand connaisseur
des sociétés du Moyen-Orient et de la politique des Etats
arabes 
[18]
Voir HTTP://OBSERVATOIREDESRELIGIONS.FR/SPIP.PHP?ARTICLE279&ARTSUITE=0
Je
cite: "Dans un essai universitaire daté de 1984, " L'envers
du décor : les relations secrètes entre le nazisme et le sionisme "
Mahmoud Abbas, dit Abu Mazen, discute des liens secrets qui existaient
entre les nazis et la direction du mouvement sioniste ". Deux ans plus
tard, une étude réalisée par Abu Mazen, fondée sur cet essai préliminaire
présenté au Collège oriental de Moscou, a été publiée en arabe par les
éditeurs Dar Ibn Rushd à Amman, en Jordanie. Dans ces deux ouvrages,
l'actuel président de l'Autorité palestinienne prend des positions révisionistes.
Dans
l'introduction de son analyse de 1984, Abu Mazen évoque certains révisionnistes
connus, émet des doutes quant à l'utilisation des chambres à gaz pour
l'extermination des Juifs, affirmant que le nombre de Juifs tués au
cours de l'holocauste pourrait être " inférieur à un million
". Abu Mazen prétend qu'il était de l'intérêt du mouvement sioniste
de convaincre l'opinion publique du grand nombre de victimes, afin de
s'octroyer " des gains plus importants " après la guerre, quand
le temps serait venu de se partager le butin. L'intention d'Abu Mazen
est ici de remettre en cause la légitimité du mouvement sioniste en
prouvant qu'au cours de cette période critique de l'histoire du peuple
juif - la montée du nazisme et la deuxième guerre mondiale - rien ne
pouvait arrêter les leaders sionistes dans leur course à la création
d'un Etat juif.
Il écrit
: " La vérité [sur les crimes nazis] comporte un autre aspect
" que l'Occident a choisi d'ignorer, occultant le rôle d'un de ses "
principaux partenaires dans le crime ", c'est-à-dire le mouvement
sioniste. L'étude d'Abu Mazen indique l'existence d'intérêts communs
aux mouvements sionistes et nazis, et une similitude fondamentale entre
leurs théories respectives. Ce qu'Abu Mazen a voulu démontrer avant
toute chose est que le mouvement sioniste - toutes factions confondues
- a comploté contre le peuple juif, collaborant avec les nazis pour
l'anéantir, considérant la " Palestine " comme la seule destination
adéquate de l'émigration juive. Abu Mazen écrit : " On pourrait imaginer
que le sionisme a fait tout son possible pour venir au secours des Juifs,
ou au moins les maintenir en vie jusqu'à la fin de la guerre. On pourrait
croire qu'il a cherché à attirer l'attention de l'opinion mondiale sur
les massacres dont étaient victimes les Juifs, afin de pousser les gouvernements
à leur venir en aide. "
Mais,
explique Abu Mazen, " les sionistes ont agi exactement à l'opposé
de ce que l'on aurait pu attendre d'eux ". Le mouvement sioniste
aurait saboté divers plans d'assistance [a], occultant les informations
concernant la destinée funeste des Juifs d'Europe, " afin de se libérer
de la nécessité de prendre les mesures qui s'imposaient ". Abu Mazen
ajoute que " le mouvement sioniste a mené une grosse campagne contre
les Juifs vivant sous le régime nazi, afin d'éveiller la haine du gouvernement
à leur égard, d'alimenter la vengeance contre eux et d'étendre l'extermination
de masse. " [b] Introduction : La face cachée de la vérité
" Les pays occidentaux ont défini le tableau de l'après-guerre :
ils ont nommé les crimes commis, les criminels et leurs victimes - après
s'être institués en juges fiables ayant droit au mot de la fin. Ils
ont occulté les détails, les faits et les crimes qui les dérangeaient.
Ils ont choisi d'ignorer certains noms, personnalités importantes, institutions,
organisations et pays. En fin de compte, ils ont accusé les responsables
nazis de tous les crimes commis pendant la guerre, chassant implacablement
ceux qui étaient encore en vie, même quand leurs crimes étaient déjà
anciens. [Les procès de] Nuremberg ont diminué le nombre des tyrans
et des meurtriers, jetant l'ombre sur le principal partenaire des crimes
de guerre. Après avoir fait payé [le prix à l'ennemi], ils se sont focalisés
uniquement sur les crimes, les criminels, les accusateurs, les défenseurs,
les témoins, limitant le problème à un cadre dont nul ne pouvait sortir.
C'est ainsi que ces criminels ont mis au jour une seule partie de la
vérité, négligeant délibérément l'autre. "
[a] Abu Mazen écrit
qu'à plusieurs reprises, le mouvement sioniste aurait fermé les
yeux sur les épreuves subies par les Juifs, minant les plans pour
leur porter assistance : " En 1943, la possibilité s'est présentée
d'envoyer des paquets de denrées alimentaires, de médicaments et
de vêtements aux Juifs qui se trouvaient dans les ghettos européens.
La Croix rouge internationale, en coopération avec le gouvernement
américain, a commencé à rassembler ces paquets, mais le mouvement
sioniste s'est opposé à l'initiative, affirmant que la Croix rouge
allemande serait le [véritable] destinataire [des paquets]. Cette
attitude a causé la mort de milliers de personnes dans le ghetto,
victimes d'épidémies et de famine, avant même le début des agissements
nazis. La mortalité infantile était de 60% ou 70% à divers endroits
- rien n'aurait pu être pire. Si les intentions avaient été bonnes,
des moyens auraient été mis en œuvre pour livrer ces paquets, via
la Croix rouge ou un pays neutre comme la Suisse, la Turquie ou
le Portugal ; ils auraient été envoyés et tous ces enfants auraient
pu être sauvés. "
[b] Abu Mazen déclare
dans son article : " Les activités du mouvement sioniste les
plus évidemment hostiles aux Juifs vivant sous pouvoir allemand
furent les décisions de la conférence de Biltmore, tenue aux Etats-Unis
(en mai 1942)… quand les dirigeants sionistes ont déclaré la guerre
à l'Allemagne au nom du peuple juif. Quand Hitler a appris les conclusions
de la conférence de la bouche de son ambassadeur aux Etats-Unis,
il est devenu furieux, déclarant : " Maintenant, je vais les liquider.
" Après cela, il a réuni en urgence tous les dirigeants allemands,
et c'est là qu'a été élaboré le plan détaillé concernant la solution
finale… Il ne faut pas surestimer l'importance de la conférence
de Biltmore en en faisant la seule et unique raison de la mise en
œuvre de la solution finale, mais il est clair qu'elle a représenté
l'une des principales excuses d'Hitler pour accélérer l'application
de la solution concernant les Juifs ; c'est ainsi que cette conférence
peut être considérée comme l'une des causes principales de cette
fin [amère]… "
(...)
Suite ... Source
:Institut de Recherches des Medias du Moyen-Orient
(MEMRI) 
[19]: "Les
anciens dirigeants de notre mouvement nous ont laissé un message clair
: donner à Eretz Israël la terre qui va de la mer au Jourdain, et ce
pour les générations futures, pour l'immigration "aliya" et pour juifs
, tous ceux qui seront rassemblées dans ce pays." Déclaration de
l'ancien Premier Ministre Yitzhak Shamir, lors d'un service mémorial
des anciens partisans du Likoud à Tel Aviv, en novembre 90. Jerusalem
Domestic Radio Service. 
[20]
" Si l'Assemblée générale devait voter par 121 voix contre une
le retour aux frontières de l'armistice [frontières d'avant juin 1967],
"Israël" refuserait de se plier à cette décision ». Aba Eban,
Ministre israélien des Affaires étrangères. A propos de la décision
arrogante de Aba Eban. Tiré du New York Times, 19 juin 1967.
[21]
David Ben Gourion, futur Premier Ministre d'Israël, 1937, "Ben Gurion
and the Palestine Arabs", Oxford University Press, 1985.
" La seule solution
est Eretz Israël [Grand Israël] ou au moins Eretz Israël Ouest (toutes
les terres à l'ouest du Jourdain), sans les Arabes. Il n'y a pas d'espace
pour un compromis sur ce point. Nous ne devons pas laisser un seul village,
une seule tribu " Joseph Weitz, Directeur du Fond National Juif,
l'agence sioniste chargée d'acquérir les terres de Palestine, Circa
194. Machover Israca, 5 janvier 1973 p. 2. 
« Si l'Assemblée
générale devait voter par 121 voix contre une le retour aux frontières
de l'armistice [frontières d'avant juin 1967], "Israël" refuserait de
se plier à cette décision ». Aba Eban, Ministre israélien
des Affaires étrangères. A propos de la décision arrogante de Aba Eban.
Tiré du New York Times, 19 juin 1967.
[22]
Des
Troupes Américaines Directement Impliquées A Gaza - Détruire Les Infrastructures
Civiles, C'est L'Objecitf Avoué . 
13 janvier 2009