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La "civilisation" des otages
Analyse anthropologique d'une grève "vertueuse"

 

La simianthropologie est l'avenir de la science politique. Elle étudie l'encéphale bipolaire des sociétés semi animales et radiographie leur quotient cérébral spécifique. Elle forge l'éthique internationale qui attend le singe évolutif. Elle soumet à la pesée le capital génétique des trois dieux uniques et assume la responsabilité de féconder leur héritage semi zoologique à l'école de la raison de demain.

1 - L'anthropologie critique et l'analyse en direct de l'actualité politique
2 - Les zoos simiohumains
3 - L'heure des philosophes
4 - Les masques simiohumains de la politique et le dressage
5 - La simiohumanité et le destin des empires
6 - La géopolitique et la prise en otage de la morale internationale
7 - L'avenir rationnel des idoles

1 - L'anthropologie critique et l'analyse en direct de l'actualité politique

Aux yeux d'une anthropologie dont la documentation exige l'analyse critique et en direct du matériau dont le comportement politique des Etats anciens et modernes la pourvoient, une " civilisation " largement fondée sur la prise d'otages des peuples, donc inscrite dans la logique de la dissuasion nucléaire, apporte la démonstration des réflexes demeurés foncièrement zoologiques de la politique simiohumaine tant intérieure qu'extérieure. Quand les événements soumis à l'interprétation des historiens-anthropologues n'ont plus besoin d'un vieillissement artificiel qui ne ferait que tarir la fraîcheur du vécu, l'observateur de l'actualité politique n'est plus soumis à la nécessité de convertir l'histoire quotidienne au faux recul dans lequel la science historique traditionnelle se drapait parce qu'il se trouve contraint de fonder une discipline nouvelle et dangereuse : le journalisme pensant. C'est mettre le chroniqueur dans les cordes du ring, tellement l'on sait, depuis les existentialistes de l'après-guerre, que l'engagement dans les combats de la pensée critique ne va pas sans engagement politique. D'où le désarçonnement de la timidité intellectuelle quand l'immédiat se refuse le luxe de prendre son temps .

Bien trop longtemps la pensée philosophique était parvenue à tirer de grands bénéfices de prestige de ses retards à l'allumage. Aussi s'ingéniait-elle à rendre flatteurs ses grippages et à placer sa paresse sous les auspices d'une prudence qu'elle habillait des vêtements de la sagesse. Mais la raison émousse son tranchant à se montrer fainéante sous les déguisements d'une profondeur craintive et contrefaite. Pourquoi se laisser tromper par les ruses d'une intelligence qui donnait à ses embarras et à ses feintes les attraits d'une majesté qu'elle n'empruntait qu'à ses paniques ? Quand le pouvoir politique s'applique à cacher la vérité sous les atermoiements d'une apparence de justice, l'arme de poing qu'on appelle la logique démasque les jugements dilatoires.

Quant à " l'objectivité journalistique ", elle était devenue la forme moderne de la gestion ecclésiocratique de l'histoire. Comme l'Eglise, elle recouvrait les événements de la couleur bleu ciel d'un évangélisme démocratique inspiré de trois dogmes charitables : les mythes de la " Liberté ", du " peuple souverain " et du " suffrage universel " y jouaient le rôle d'un saint Esprit de la laïcité aussi triplice que celui de la foi. Devant toute situation concrète, le journaliste proclamait objective une fausse neutralité fondée sur l'"absence de parti pris ". A ce compte, l'histoire demeurait l'arène des grands prédateurs pastoraux qui vous débaptisaient une invasion guerrière en croisade de leur théologie et une occupation en l'armure des nouveaux chevaliers de la rédemption et du salut . Toute démocratie se proclamait messianique, tout peuple " libre " portait le droit et la justice dans sa giberne ; et le journalisme se révélait l'apôtre discret du catéchisme politique de son temps.

2 - Les zoos simiohumains

Qu'est-ce que la zoologie appliquée à l'histoire et à la politique réelle des Etats, sinon une initiation à la science du dressage et du domptage? Prenez l'exemple de ce violeur qui s'est rué sur une belle contrôleuse des billets dans un train désert. L'étude d'une espèce enfermée dans un zoo social et politique en appellera à une autre forme de la zoologie et à d'autres ressources de la réflexion psychobiologique que la brousse où le lion chasse la gazelle. Pourquoi les fonctionnaires de la SNCF se sont-ils instantanément précipités dans une grève à l'échelle nationale ? Serait-ce en raison d'un apitoiement aussi subit qu'universel pour la victime ou bien parce que le gouvernement venait de leur annoncer qu'il renonçait à proposer au pouvoir législatif le vote une loi qui aurait garanti un service public minimal aux milliers de voyageurs pris en otage par les vrais maîtres de la nation sur le terrain ?

Quand un Etat subordonne l'autorité de l'Assemblée nationale à celle des agents de l'exécutif ; quand il commet l'imprudence de confesser publiquement et le cœur léger qu'il craint une révolte sans préavis de la masse des serviteurs du peuple souverain, quand les députés ne sont plus que les figurants d'une pseudo démocratie conviée à assister aux assauts de deux duellistes appliqués à ferrailler sur le pré - l'Etat aux prises avec ses propres agents - les préposés à l'exécution des décisions du suffrage universel dans le service public se sentent les plus forts et le démontrent sur l'heure en mettant en berne le drapeau du réseau ferré de la France. Mais qu'est-ce qu'un Etat garrotté par ses prétoriens ? Les civilisations meurent quand non seulement elles ne posent plus les questions dont dépend leur survie , mais quand leur incapacité à les résoudre les laisse motus et bouche cousue.

3 - L'heure des philosophes

Alors vient l'heure des humoristes et celle des philosophes . Les premiers recourent au conte d'Andersen acidulé pour tenter de se faire entendre. L'un d'eux vient d'imaginer un " plan vermeil " qui transporterait les vieillards dans la Creuse où les bouquets et les couronnes qu'on déposerait sur leurs cercueils dégagerait le parfum des fleurs de rhétorique de la République. Les seconds en profitent pour modifier tout le logiciel qui régissait une société ; car ils savent que les problématiques tracent les chemins de la méthode et que la raison ne met jamais en place que l'informatique qui commandera ses interprétations.

Dans cet esprit, Socrate remarque que pour prendre l'Hellade entière en otage, il faut que les Athéniens se sentent enfermés dans un zoo. C'est pourquoi, vingt-cinq siècles après Platon, l'étude anthropologique du fonctionnement des zoos simiohumains fait l'objet d'une science dont les méthodes de réflexion demandent la construction du moteur qui les régira, ce qui exige une formulation précise des objectifs qui féconderont ce champ nouveau de la politique. Pourquoi l'anthropologie qui se voulait de bon aloi se gardait-elle de chasser sur les terres véritables de l'histoire , celles des zoos proprement humains ?

Pour comprendre les lois qui commandent les comportements irrationnels des fauves en cage, il faut scruter à la loupe les méthodes des dresseurs et des dompteurs dont les recettes témoignent du degré exact d'appartenance des sociétés simiohumaines à des formes spécifiques de la zoologie . La meilleure preuve de cette spécificité n'est autre que l'attitude du directeur général de la SNCF, M. Gallois, qui n'a en rien songé à faire valoir que la France serait une civilisation, que celle-ci serait fondée sur le règne du droit écrit, que les armes de la légalité dont cet Etat s'est doté seraient l'expression de la volonté de la nation tout entière, que le terme de démocratie serait l'expression juridique de la vie politique du peuple français, que l'art de gouverner serait inscrit dans la constitution et se ferait reconnaître par les décisions inattaquables du suffrage universel, que ledit suffrage servirait de sceptre à la souveraineté invisible, mais réelle, des habitants de la Gaule, que les fonctionnaires français seraient les serviteurs rémunérés du peuple-roi, qu'il serait enseigné aux enfants que la rédaction d'une loi organique serait le gage du civisme républicain de la population, que le corps législatif formulerait les verdicts de la vertu démocratique et que le citoyen serait le monarque éduqué des temps modernes.

La zoologie politique est la discipline scientifique qui prend acte de ce que l'histoire simiohumaine ne repose nullement sur le respect de ce catéchisme, que le patriotisme gravé au fronton des République n'exprime en rien la foi et la loi des nations et des peuples modernes, que M. Gallois a dû recourir aux méthodes qui régissent les sociétés semi animales et qui président à la gestion de tous les zoos post socratiques, de sorte que son autorité a donc proclamé et publié au Journal officiel l'édit suivant : " Je déclare l'institution ferroviaire endeuillée par le viol d'une fonctionnaire . La France tout entière admire le grand cœur et l'extrême compassion de ces fidèles serviteurs de la nation que sont ses fonctionnaires . Le peuple souverain partage leur profonde affliction ; il légitime l'expression de leur douleur et les autorise à le prendre en otage. Dans le même élan de générosité, il salue le geste civique de ses agents d'exécution, qui déclarent, les larmes aux yeux, que toute " charité patriotique bien ordonnée commence par soi-même " .

4 - Les masques simiohumains de la politique et le dressage

Aux yeux des anthropologues spécialisés dans l'étude des zoos nationaux où le singe évolutif se trouve enfermé, aucune science dite " humaine ", même la plus candide, n'est tombée de la dernière pluie . Toutes obéissent à la vocation d'observer tantôt au microscope, tantôt à la jumelle les faux-fuyants dont l'espèce simiohumaine use depuis des millénaires; et les plus averties parmi ces sciences se montrent également les moins étonnées de ce que les masques verbaux qu'arbore l'animal en voyage entre deux capitaux génétiques soient si peu observés.

Et pourtant, il est bien évident que les zoos simiohumains sont calqués sur le même modèle que les croyances religieuses, dont la mitre et la chasuble témoignent de leurs camouflages de l'animal dont elles se sont partiellement évadées. Le singe-homme est la seule bête que la nature a rendue onirique sur un modèle ailé. C'est pourquoi le plus autorisé des docteurs de l'Eglise romaine a reçu le titre officiel d' " angélique ". Puis le séraphisme théologique a passé dans les démocraties rédemptrices, qui ont brandi la bannière de leurs idéalités politiques et qui les ont mondialisées à l'école des dogmes du christianisme. L'anthropologie de terrain observe la bête viscéralement dédoublée entre sa nature animale et l'image sanctifiée d'elle-même dont elle nourrit sa politique spéculaire, donc toute son histoire depuis le malheureux incident de parcours du paléolithique qui l'a jetée dans le vide. Les zoos post-socratiques se trouvent en suspension dans la " moyenne région de l'air ", comme disaient les ancêtres .

L'observation sur le vif du basculement des gènes de cet animal dans le narcissisme sacré et de sa propulsion dans un monde à mi chemin entre le réel et le rêve idéologique ou religieux requiert l'attention quotidienne des anthropologues de cette catastrophe. Mais rien n'en révèle plus sûrement les modalités et n'en illustre mieux les méthodes que le conditionnement auquel le cerveau bipolaire des serviteurs de l'Etat est soumis dans les démocraties, parce que, de tous les régimes politiques, celui des Républiques est tout entier construit sur la scission du cerveau simiohumain entre un monde idéal et les pratiques effectives du pouvoir administratif. Cette scission était moins spectaculaire dans les théologies, qui sont également biphasées par définition ; mais les corps sacerdotaux peuvent paraître voler dans les airs pendant plusieurs siècles d'affilée avant que la lourdeur de leur bedaine trahisse leur appartenance à la terre. Aussi les révolutions religieuses sont-elles non moins fondées sur le lustrage des ailes de la foi que les révolutions démocratiques.

5 - La zoologie et le destin des empires

Comment décrasser les ailes des Républiques ? Les dresseurs et les dompteurs connaissent deux formes principales du guidage et du pilotage de l'encéphale dichotomisé du singe-homme . Ils disent qu'un rude apprentissage est parfois nécessaire pour faire repousser les ailes des Etats aptères et que les sociétés simiohumaines recourent alors aux terribles périls de leur nettoyage par la tyrannie ; mais aussi longtemps qu'elles croient en l'efficacité des méthodes d'apprivoisement des sociétés simiohumaines, qui se résument toutes à flatter la crinière de l'animal et à tenter de le convaincre par des caresses de se prêter à un dressage en douceur - sans cela, aucune société ne sort réellement de la zoologie - elles appellent l'ensemble du peignage des encolures la concertation sociale.

Il se trouve seulement qu'une évolution psychogénétique réduite à quelque trois millions d'années a sécrété des zoos divisés encore de nos jours entre deux catégories bien distinctes de fauves emprisonnés. L'expérience a démontré que le dressage en commun de ces animaux demeure impossible, parce que leur domestication fait appel à des méthodes radicalement opposées : l'espèce attentivement nourrie par les dirigeants du zoo n'a besoin d'aucune initiation aux lois de la jungle, puisqu'elle n'est pas taraudée par le souci lancinant de capturer les proies nécessaires à son alimentation journalière. Aussi cette catégorie de fauves pose-t-elle aux anthropologues les plus chevronnés la difficile question de savoir si le singe-homme dont le bien-être physique sera garanti à vie, parce qu'il se trouvera nourri d'office dans les Républiques, manifestera le zèle le plus extrême à maintenir en vie l'Etat qui l'entretient. Aucun fauve n'est heureux de se voir gavé derrière les barreaux d'une cage . Comment solliciter sa gratitude et sa docilité, tellement il rêve des solitudes où la faim le guette, mais où courent des gazelles ?

Ce que M. Gallois a le mieux démontré aux logiciens de l'évolution du chimpanzé, c'est que la réponse à cette question dépend de manière cruciale de la quantité des spécimens soustraits aux lois de la jungle : toute société simiohumaine coupable de l'imprudence et de l'irréflexion de remettre la gestion de l'ensemble de ses rouages entre les mains d'une classe hypertrophiée de serviteurs de la nation livre cette classe au sentiment grisant de sa puissance corporelle , et cela en raison même de la surabondance de ses membres, qui se coalisent et font bloc pour garrotter leur maître .

Le pire, c'est que l'énorme masse des citoyens sécurisés contamine leurs congénères en retour. De Rome à Byzance et de la Perse de Darius à la Chine des mandarins, la décadence, puis la chute des sociétés simiohumaines a toujours illustré leur trépas dans l'hypertrophie administrative. La propagation de ce fléau est fatale, parce que les congénères demeurés dans la jungle jalousent moins les nantis du zoo qu'ils n'en font le fer de lance de leur propre soif de conquérir à leur tour les armes collectives fondées sur la prise en otage des Etats et des nations. Aussi la zoologie appliquée à l'histoire vérifie-t-elle son matériau expérimental à l'échelle de la planète tout entière, où l'on voit le cynisme des grands prédateurs internationaux reproduire le modèle de la prise d'otage mis en place par les serviteurs des Etats.

6 - La géopolitique et la prise en otage de la morale internationale

N'est-ce pas au mépris du droit international que l'empire américain a conquis entre le Tigre et l'Euphrate une nation de près de trente millions d'habitants ? Quel a été l'objet réel de ce coup de force de ses armes, sinon de prendre en otage les restes de l'Occident du droit et de la loi ?

Les Etats les plus puissants de la terre traitent leurs congénères moins puissants comme les fonctionnaires de la République traitent leur propre nation. En février, le boucher de Falloudja rendra visite à une Europe quadrillée depuis six décennies par les bases militaires d'un Tamerlan des démocraties. Que raconte la presse dite démocratique du tortionnaire de Guantanamo? Scrute-t-elle la psychobiologie des Etats simiohumains? En vérité, elle ignore l'abc de la simianthropologie . La France, se demande une presse qui ne connaît pas le premier mot de cette science , ne se verrait-elle pas mise hors jeu sur la scène du monde si elle ne se montrait grandement honorée par un entretien en tête à tête avec l'envahisseur acéphale et l'occupant sanglant de l'Irak ? De quel jeu s'agit-il ? On suggère déjà qu'on fera des concessions diplomatiques à ce gladiateur fou, parce que c'est à l'éthique de l'Etat le plus désarmé de battre en retraite sur la scène du monde, comme la République se voit condamnée à battre en retraite sur la scène intérieure devant les serviteurs du pays armés jusqu'aux dents contre leurs concitoyens et contre leur patrie.

7 - L'avenir rationnel des idoles

Mais pour comprendre la problématique interne qui conduit la simianthropologie à s'engager dans un combat de la raison politique pour une éthique de la vie internationale, il faut observer que l'animal simiohumain a longtemps disposé des services de trois idoles bicéphales et que leur trio divisait le cerveau de ses adorateurs en catégories bien distinctes ; tantôt les trois divinités se dotaient d'une omnipotence et d'une omniscience qui embrumait l'encéphale de leurs créatures et qui les condamnait à une cécité politique favorable à leur apprentissage d'une discipline civique minimale; tantôt leurs serviteurs se donnaient un ciel bien apprêté et à portée de mains des classes dirigeantes, ce qui faisait de l'obéissance de leurs sujets une forme bien calculée de leur docilité politique.

Deux de ces trois idoles ayant trépassé, les dirigeants des pays qu'elles pilotaient sont devenus responsables de l'éducation civique des citoyens. Si les classes politiques des ces nations n'assumaient pas les charges du lourd héritage de leurs dieux, l'anarchie triompherait sur la terre , parce qu'on ne saurait laisser vacant le trône des idoles défuntes. Si leur fonction tombait en déshérence à la suite de leur décès et de leur savante autopsie à la morgue où l'on expose longtemps leurs cadavres embaumés, la science politique des démocraties serait incapable de prendre le relais ou la relève de leur pédagogie de l'histoire - et ce serait dans le sang que les Etats reconquerraient leur connaissance expérimentale de l'humanité. Ce que savaient les trois idoles, c'est que l'éthique du singe-homme est inversement proportionnelle à son intelligence, et que les fruits de l' " arbre de la connaissance " , il les change en poison. L'anthropologie historique retire leur linceul aux travailleurs du ciel et cherche au bistouri les secrets de leur dépouille mortelle.

Aussi l'étude de la zoologie politique est-elle appelée à devenir la clé des radiographes de la condition simiohumaine. Cette discipline para-funéraire rappelle que, depuis les origines de la pensée philosophique , les " sciences de l'homme " dignes de cette appellation se sont donné pour ambition l'étude des relations que notre espèce entretient tant avec ses origines animales qu'avec les corps nus de ses dieux. Ce savoir-là est le seul qui permette de connaître le degré actuel d'évolution cérébrale et morale des évadés de la zoologie. Toute notre politique et toute notre histoire nous racontent nos zoos : elles nous remettent en mémoire que le singe-homme ne cesse de prendre en otage l'éthique transzoologique de la politique mondiale , et que cette victime, c'est toujours dans le train de l'histoire qu'elle se trouve violée par un voyageur en transit entre deux espèces.

1er février 2005