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Section Les défis de l'Europe
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Dialogues imaginaires entre le Général de Gaulle et Jacques Chirac
VI - Présentation de l'ensemble des dialogues

 

(I) : Sur la terrasse du château d'Elseneur où Hamlet rencontra la spectre de son père, la France a rendez-vous avec le spectre du général de Gaulle , qui appelle son successeur à prendre la mesure de l'ère nouvelle dans laquelle la planète est entrée, celle où le monde civilisé s'opposera à l'expansion d'un empire américain fondé sur une caricature de civilisation.

(II) : A la suite de cet appel, le premier dialogue du Général avec Jacques Chirac pose la question des moyens d'une stratégie politique et prépare le débat tant sur le futur statut de l'ONU que sur les moyens modernes d'organiser la résistance de la civilisation du droit international au premier Reich américain.

(III) : Jacques Chirac explique au Général l'évolution de l'ONU depuis le décès de son illustre interlocuteur spectral. Il analyse le communisme comme un mythe évangélique et son effondrement comme celui d'une forme du messianisme religieux. Il rappelle que le premier christianisme était une utopie politique. Pendant ce temps, l'anthropologie expérimentale commente en voix off l'expansion comparée des empires du sabre et des empires masqués en une sotériologie, une rédemption, un finalisme mystique.

(IV) : Le spectre du Général revient à l'assaut : si l'on ne se donne pas les prémisses qui saisissent une situation dans ses fondements, on se trouvera démuni à l'heure où l'Histoire donnera rendez-vous à la nature des choses. L'anthropologie expérimentale accompagne les deux interlocuteurs et fait le point - elle voit la vraie situation se préciser et le réel débarquer à grands pas.

(V) : Jacques Chirac pose la question de l'équilibre entre le réalisme et la dimension visionnaire du génie politique. Il explique les difficultés qu'il rencontre pour ouvrir les yeux et les esprits à sa propre majorité et l'extraordinaire vassalité des esprits qu'un demi siècle de culte des États-Unis a engendré en France. En voix off, l'anthropologie expérimentale observe ce qu'elle appelle l'anneau de Gigès du monde moderne, c'est-à-dire le prodige qui a rendu l'empire américain invisible. Jacques Chirac détaille la main mise des États-Unis sur les classes dirigeantes actuelles et exprime son espoir en la troisième génération, qui rejettera ses pères et qui en aura honte.

(VI) : Le spectre du Général de Gaulle prend acte de ce que l'Histoire réelle a débarqué dans l'actualité, comme il l'avait prédit et de ce que la France est bien embarrassée de brandir le drapeau blanc d'une ONU ectoplasmique face au glaive victorieux. Mais il démontre la faiblesse de l'empire américain, la coalition des élites face à l'expansion guerrière du Premier Reich américain, le poids de la parole et de la pensée face aux barbares. Il exhorte Jacques Chirac à écouter le haut appel de l'esprit et il lui démontre l'immensité de ses atouts et des atouts de la France dans un monde prêt à écouter un appel du 18 juin dont l'écho serait mondial.

(VII) : L'anthropologie expérimentale précise sa méthode en référence à l'Introduction à l'étude expérimentale de la médecine de Claude Bernard en 1865. Cette discipline ne peut provoquer des expériences, mais elle les analyse, comme Claude Bernard, à partir des hypothèses créatrices qui fondent l'intelligibilité du savoir anthropologique. Elle observe le dédoublement de l'encéphale humain au cours de l'évolution et explique la scission de l'Histoire entre le réel et l'imaginaire depuis le paléolithique. Parallèlement, elle étudie la manipulation des cerveaux à laquelle procède la démocratie impériale et elle en compare les procédés avec ceux des totalitarismes.

15avril 2003